C’est
par ces trois mots qu’Alex Montana conclu ses
lettres. Trois mots couchés sur le papier et qui résument à eux
seuls, toute la détermination avec laquelle il se bat depuis
tant d’années pour la reconnaissance des droits religieux
des prisonniers Indiens.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, voici un bref résumé.
Alex est un descendant des bandes Noconi et Penateka de la grande
nation Comanche. Il n’a que 12 ans lorsque sa grand-mère,
qui l’a élevé, décède, le laissant
sans famille. Plus tard, un tragique accident le cloue sur un lit
d’hôpital pendant deux longues années. Après
cette douloureuse épreuve, livré à lui-même,
sans repères, ses pas l’entraîneront inexorablement
sur un chemin hasardeux semé d’ornières et
sans réelle issue sauf celle de la prison. Il est arrêté en
septembre 1986. 87 ans ! C’est la peine à laquelle Alex est condamné,
pour vol de voiture et faux témoignage dans une sombre affaire
de cambriolage. Une terrible sentence, un châtiment sans
commune mesure avec les faits qui lui sont reprochés. Il
a alors 23 ans.
C’est le 8 avril 1987, qu’Alex franchit pour la première
fois les portes d’une prison. Dès lors commence pour
lui un long et pénible calvaire au sein du Texas Department
of Criminal Justice (TDCJ), l’un des systèmes carcéraux
les plus durs des Etats-Unis 2. Lorsqu’il pénètre dans ce monde de fer et de
béton, il ignore tout des règles qui dorénavant
vont régir sa vie ; il a en outre une connaissance limitée
des lois qui le protègent des abus résultant de ces
règles. « J’ignorais alors qu’une de ces
lois interdisait aux gardiens de me plaquer au sol et de me couper
les cheveux de force sans se soucier de mes croyances religieuses. » C’est
pourtant ce qui arriva et cet évènement restera à jamais
gravé dans sa mémoire, « ce jour est si présent
dans mon esprit, l’acte si offensant, que je me suis fait
le serment de ne jamais me couper les cheveux tant que je serais
emprisonné… ». Pour tenir son engagement,
Alex va devoir subir les harcèlements
incessants de la part des gardiens, punitions et humiliations vont
se succéder sans relâche. C’est avec beaucoup
de courage et de ténacité qu’il résistera
jusqu’en 1997, année noire au cours de laquelle il
décidera délibérément de sacrifier
sa longue chevelure. Nous en reparlerons.
LA
DÉCISION
La
décision
Deux
ans après son incarcération, en 1989, il prend la décision
qui deviendra son cheval de bataille : il s’oppose au TDCJ
afin que celui-ci reconnaisse aux détenus Indiens le droit
de pratiquer leurs croyances religieuses. Pour amener les autorités
carcérales à reconnaître ce droit et surtout à le
respecter, Alex prend conscience qu’il lui faudra utiliser tous les moyens
légaux que le système juridique met à sa disposition. Il
est une chose que les prisonniers disposent en grande quantité, c’est
du temps. Alex met le sien à profit pour étudier le droit civil
américain. Il s’étonne
du double langage employé par l’administration pénitentiaire
qui d’un côté reconnaît et revendique les effets positifs
que la pratique d’une religion peut avoir sur l’équilibre
psychique et comportemental d’un détenu, mais qui de l’autre
refuse de reconnaître ce même pouvoir de réhabilitation lorsque
les préceptes de la religion en question ne sont pas conformes à ses
propres idéaux. Tel est le cas en ce qui concerne les croyances Amérindiennes. Les responsables du
TDCJ peuvent toujours déclarer à qui veut l’entendre qu’ils
offrent aux prisonniers Indiens les mêmes opportunités que celles
accordées aux autres détenus pour la pratique de leur religion,
la réalité est toute autre et les faits nous prouvent sans conteste
le caractère fallacieux de ces allégations, un bel emballage
pour un paquet vide en quelque sorte. La sweat lodge, l’utilisation
d’herbes pour la purification cérémoniel (sauge, cèdre,
etc.), la possession et l’utilisation d’une pipe de prière,
la présence d’un « medicine man » lors des cérémonies,
le port permanent du sac médecine, les cheveux longs toutes ces pratiques,
l’essence même de la spiritualité indienne, sont prohibées
dans les prisons texanes pour des raisons de sûreté intérieure.
En les interdisant le TDCJ porte sciemment atteinte à la liberté de
culte protégée par le 1er amendement et en ce sens enfreint les
droits constitutionnels des détenus. Alex le sait et lance sa première
offensive en 1991, il entame une action en justice contre l’Etat du Texas
et son système carcéral pour discrimination religieuse. En 1993,
il franchit un nouveau palier en portant l’affaire devant les Instances
Fédérales. Sa démarche suscite l’intérêt
des médias, Alex est en effet le premier Indien à s’opposer
ainsi au gouvernement Texan et à avoir le courage d’affronter « l’Everest » que
représente le Texas Department of Criminal Justice.
Comme
nous le savons déjà, le 1er amendement de la Constitution
américaine protège les croyances et les pratiques
religieuses de chaque individu, à priori aucun gouvernement
ni organisme d’Etat ne peuvent promulguer de lois ou imposer
de mesures allant à l’encontre de ce principe fondamental.
Mais ce droit constitutionnel est-il appliqué lorsqu’un
prisonnier en appel à sa protection? Tout porte à croire
que non. Dans sa grande mansuétude, la Cour Suprême
affirme qu’aucun citoyen ne peut être privé de
ses droits constitutionnels sous prétexte qu’il
a été reconnu coupable d’un crime et condamné à une
peine de prison. Toutefois, lorsque les droits des détenus
sont mis en balance avec la politique du système carcéral
dont ils dépendent, la balance aura toujours tendance à pencher
du même coté. Au cours d’un procès,
afin de justifier l’interdiction d’une pratique religieuse
au sein de son institution, un directeur de prison peut invoquer
sans même devoir en prouver le bien-fondé n’importe
quelle règle de sécurité pour annihiler
toutes réclamations émanant des détenus. En 1993, suite à une
proposition du Congrès, le Président Bill Clinton entérine
le RFRA (Religious Freedom Restoration Act) qui est une loi relative au rétablissement
de la liberté religieuse. Aux termes de cette loi, les pouvoirs publics
ne peuvent entraver sensiblement la pratique religieuse d’un individu,
même si cette entrave résulte d'une disposition d'application générale
(loi, amendement, etc.), à moins de démontrer que cette restriction
sert un intérêt public impérieux et constitue le moyen le
moins contraignant de le satisfaire (« the least restrictive means »)
Mais le RFRA est-il adapté aux revendications spécifiques des
prisonniers ? Beaucoup
en doute car textuellement rien ne l’indique. Néanmoins, Alex
place tous ses espoirs en cette nouvelle loi qui concrètement est le
seul moyen légal pouvant forcer le TDCJ à justifier sa politique
intérieure, notamment la mesure réglementant la longueur des
cheveux des détenus, mais aussi à répondre sans trop de
restrictions aux besoins religieux et spirituels des prisonniers Amérindiens.
Espoirs renforcés lorsque L’American Civil Liberties Union (ACLU)
accepte d’assister Alex avec l'appui d’un cabinet d’aide
juridique d’Austin. Mais tout s’écroule
en 1997 lorsque la Cour Suprême des Etats-Unis, lors d’un procès
retentissant (Boerne V. Flores 1997), juge le RFRA anticonstitutionnel. Quatre
ans après son vote, la loi est donc abolie et sans elle Alex perd toute
chance de succès face au tribunal d’instance fédéral
du Texas qui effectivement ne tarde pas à rejeter ses doléances.
C’est une terrible désillusion.
Quelques semaines plus tard, si douloureuse soit-elle, il prend la cruelle
décision de se couper les cheveux, non en signe de reddition mais parce
qu’il comprend qu’il n’est plus en mesure de s’opposer
légalement au règlement intérieur du TDCJ. «...cela
restera à tout jamais une décision personnel entre le Grand Esprit
et moi-même ».
Le
11 Août 1978, le Congrès adopte la résolution
connue sous le nom de American Indian Religious Freedom Act (AIRFA),
une proposition de loi visant à protéger les pratiques
et les sites religieux des Peuples Premiers vivant sur le territoire
des Etats-Unis. En mai 1993, le Sénateur Inouye, président
de la Commission Sénatoriale chargée des affaires
indiennes, présente devant ce même Congrès
le Native American Free Exercice of Religion Act (NAFERA)5 qui
amende le précédent texte en y incluant notamment
des dispositions relatives aux droits religieux des prisonniers
Indiens. Les termes de ces dispositions méritent qu’on
s’y arrête. Il est dit dans le chapitre III section
301 :
«… les prisonniers Indiens qui pratiquent une religion traditionnelle
Indienne devront avoir de façon régulière, comparable à celle
offerte aux prisonniers pratiquant les religions Judéo-chrétiennes,
accès aux leaders spirituels, aux objets utilisés lors des cérémonies
et aux équipements religieux… » En lisant ces mots on
se dit qu’un détenu qui plaide sa cause en invoquant ce texte possède
là un argument imparable qu’une Cour de Justice ne peut négliger.
Hélas le NAFERA n’a pas force de loi car à ce jour aucun
Président ne l’a entériné, il demeure donc une simple
déclaration de principe juridiquement inapplicable.
Suite à l’abrogation
du RFRA, les responsables de l’ACLU décident d’abandonner
les poursuites engagées contre le TDCJ. Alex se trouve
donc dans l’obligation de mettre ses actions entre parenthèses
et doit réfléchir à la façon de
mener différemment son combat. Il sait que les citoyens,
dans leur grande majorité, ignorent ce qui se trame
derrière les murs des prisons. Si certains s’en
moquent éperdument et adhèrent à la politique
du « lock them up and throw away the Key » 3,
d’autres au contraire sont susceptibles de se sentir
concernés. Pour attirer leur attention et atténuer
l’opacité du monde carcéral, un seul mot
d’ordre : communiquer. Alex croit en une prise de conscience
du grand public qui a les moyens de faire pression auprès
du pouvoir législatif afin que celui-ci prenne des mesures
légales pour protéger les droits religieux des
prisonniers indiens. Les campagnes menées en Arizona,
au Colorado et au Nouveau Mexique ont portées leurs
fruits en ce sens, alors pourquoi pas au Texas ? C’est
ainsi que née en 1999, l’American Religious Rights
Foundation (AIRR) qui devient le fer de lance du mouvement créé par
Alex (www.airr.org).
Le bulletin d’information « Arrows in the wind » 4,
plus que la vitrine du groupe, est une formidable tribune
dans laquelle les prisonniers Indiens incarcérés dans
tout le pays peuvent exposer leurs problèmes, soumettre
leurs idées, etc. Ce projet ambitieux reçoit le
soutien de diverses associations aux USA ainsi qu’en Europe.
La même année, une agence de l’AIRR s’ouvre
en France.
Le
22 Septembre 2000, Bill Clinton signe le Religious Land
Use and Institutionalized persons Act (RLUIPA). Si dans ses grandes
lignes cette loi reprend les principes fondateurs du RFRA,
elle y apporte des améliorations importantes et notamment
en offrant une protection plus sensible aux droits religieux
des individus internés dans tout établissement
spécialisé ou dépendant d’un système
carcéral qu’il soit Fédéral (FBOP),
d’Etat (DOC) et même privé. Mais déjà des
voix s’élèvent pour remettre en question
la constitutionalité du RLUIPA. Nonobstant les menaces
pesant prématurément au-dessus de cette nouvelle loi, Alex reprend
espoir car il y voit l’opportunité de relancer la procédure
abandonnée en 1997. Il sait que les avocats indépendants et les
cabinets juridiques ont un quota annuel d’assistance « pro bono » (gratuite),
il se met donc en quête d’une telle assistance. Après avoir
essuyé plusieurs refus polis, il obtient en décembre 2003 une entrevue
avec Meredith Martin Rountree une avocate collaborant avec l’ACLU du Texas.
Celle-ci semble sincèrement intéressée par son cas et exprime
le désir de l’aider à défendre sa cause soit directement,
soit en sollicitant les compétences d’un de ses confrères. L’appareil judiciaire
Américain se compose de deux systèmes autonomes bien distincts à savoir
le système fédéral et le système individuel des Etats
; l’un et l’autre sont structurés hiérarchiquement
sur le même schéma et appliquent deux types de procédures
l’une civile, l’autre pénale. À la base de chacune
de ces structures on trouve les tribunaux d’Instance, au niveau intermédiaire
interviennent les Cours d’Appel et au sommet, agissant en dernier ressort,
se trouve la Cour Suprême (la Cour Suprême des Etats-Unis au niveau
fédéral et la Cour Suprême d’Etat au niveau des Etats).
Les tribunaux fédéraux et d’Etat ont en commun le pouvoir
de juger la constitutionnalité d’une loi, sous réserve d’avis
ultérieur émanant d’une cour de niveau supérieur (Cour
d’Appel et Cour Suprême).
Alex a choisi de se présenter devant le système fédéral
pour faire valoir ses droits. Le premier degré de juridiction de ce
système est composé de 94 districts répartis sur tout
le territoire des Etats-Unis (U.S. District Courts), chaque Etat en possède
au moins un. Ensuite viennent les Cours d’appel fédérales
(U.S. Courts of Appeals) divisées en 12 secteurs géographiques
reliant plusieurs Etats (Circuits), elles sont considérées comme
l’élément le plus important du système car c’est à son
niveau que sont réglées, de manière définitive,
la plupart des affaires. Elles sont surnommées « les gardiennes
de la constitution ». Les 7eme et 9eme Cours
d’appel fédérales (respectivement celle de l’Illinois
et celle de Californie) ont jugée le RLUIPA conforme à la constitution,
mais la 6eme (celle de l’Ohio) a rendu un avis contraire. En générale
ces entités judiciaires sont censés travailler harmonieusement
et faire cause commune pour un règlement équitable des affaires,
mais ici nous sommes face à ce que l’on appelle un « Circuit
Split », un conflit interne qui voit l’émergence d’un
autre facteur qui a son importance: le penchant politique des juges. Il existe aux Etats-Unis
deux grands courants politiques, d’un coté les conservateurs (Républicains)
qui se méfient du pouvoir fédéral par opposition au pouvoir
des collectivités locales et des Etats ; de l’autre les libéraux
(Démocrates) qui eux préconisent un élargissement du pouvoir
fédéral. Le Texas qui appartient à la 5eme cour d’appel
fédérale, est un Etat on ne peut plus conservateur qui applique
une politique répressive à l’encontre de sa population carcérale,
il aura donc tendance à suivre son homologue de l’Ohio en rendant
lui aussi un avis défavorable concernant le RLUIPA. Deux alternatives s’offrent
alors à Alex et son avocate : soit ils tentent leur chance en procédure
civile devant la Cour d’appel fédérale du Texas, avec tous
les risques que cela implique ; soit ils attendent l’avis de la Cour Suprême
des Etats-Unis qui au final va devoir arbitrer le désaccord entre les
différents Circuits, en rejetant ou en confirmant la loi. Mais cet arbitrage
peut prendre plusieurs années, Alex ne peut attendre et opte logiquement
pour la première solution.
Nous savons que Meredith Rountree a un rôle d’assistance auprès
de l’ACLU, c’est au nom de cet organisme de défense qu’elle
prend en charge (pro bono) les dossiers les plus intéressants dont les
chances de succès sont avérés, dans le but non dissimulé d’attirer
l’attention des médias et bénéficier ainsi des retombées
publicitaires. Alex le sait et n’a rien contre cette course à la
médiatisation car elle sert aussi ses propres intérêts.
Quand les cours d’appel de l’Illinois et de Californie jugent le
RLUIPA constitutionnellement viable, les perspectives de succès sont
donc pleinement envisageables et l’ACLU accepte pour la deuxième
fois d’apporter son soutien à Alex. Mais lorsque l’arrêt
rendu par l’Ohio laisse entrevoir l’éventualité d’un échec,
l’enthousiasme du départ fait place au doute et à une certaine
frilosité.
Cette
peur de l’échec se concrétise le 23 Avril
2004 lorsqu’ Alex reçoit une lettre de son avocate
lui annonçant la décision de l’ACLU de
renoncer aux poursuites. Mrs. Rountree estime que le moment
est mal choisi pour intenter une telle action en justice car
certaines requêtes émises par Alex (sweat lodges;
cheveux longs ; port du sac médecine) seront, dans l’état
actuel des choses, difficiles à plaider avec succès
en faisant valoir le RLUIPA. Elle explique qu’elle est
en contact étroit avec un de ses confrères engagé dans
un bras de fer avec le Department of Corrections (DOC) de Virginie
pour la reconnaissance des droits religieux des détenus
Amérindiens de cet Etat. Un autre avocat chevronné,
avec qui elle a travaillé par le passé, est également
impliqué dans une action similaire en Californie. Le
déroulement et la conclusion (favorable) de ces deux
affaires détermineront une future implication de l’ACLU
au Texas. Contrairement à Mrs.
Rountree Alex pense que c’était le moment propice d’engager
ces poursuites car, au-delà du verdict, le principal objectif du procès était
de bousculer le TDCJ, de l’emmener à expliquer et surtout à justifier
devant une Cour Fédérale sa politique prohibitive appliquée à l’encontre
des cérémonies indiennes. En outre, les autorités pénitentiaires
détestent être placées sous les feux de la rampe et ainsi
exposées elles auraient pu transiger et faire certaines concessions. Mais
la décision de l’ ACLU a, une nouvelle fois, ruinée l’espoir
de faire trembler le tout puissant système carcéral texan.
L’éventail
des recours légaux offre également aux détenus
l’opportunité d’entreprendre une démarche
individuelle dite « pro se », par laquelle ils
choisissent d’assurer seuls leur défense face à la
Justice. C’est une procédure courageuse mais risquée
car au Texas les tribunaux dans leur ensemble ne sont pas réceptifs
aux démarches personnelles des prisonniers et, en règle
général, les décisions qui en découlent
ne sont pas favorables et rendent les actions ultérieures
plus difficiles à mener. S’il n'approuve pas cette
procédure, Alex ne se reconnaît toutefois pas
le droit de dissuader quiconque de s’en servir. Dans une lettre ouverte
datée du 9 juin 2004, il s’adresse à ses frères et
sœurs incarcérés au Texas pour leur exposer la situation.
Il continue résolument de solliciter l’assistance « pro bono » d’avocats
et de cabinets d’aide juridique. Il suit attentivement l’évolution
des deux affaires citées par Meredith Rountree et ne manquera pas de la
contacter à nouveau en cas d’issue favorable. Mais cet atermoiement
donne du temps au TDCJ d’agir à sa guise et déjà plusieurs
témoignages viennent corroborer les inquiétudes exprimées
par de nombreux observateurs, à savoir que les conditions d’incarcération
au Texas se dégradent de façon exponentielle et que les discriminations
religieuses envers les prisonniers Indiens s’aggravent. Alex mène son
combat contre vents et marées et malgré les tempêtes traversées
sa foi reste inébranlable, son opiniâtreté est exemplaire.
C’est pourquoi nous appelons à le soutenir dans sa lutte en envoyant
la lettre ci-jointe aux adresses indiquées. Notre implication personnelle
n’apportera certes pas de changements déterminants, mais nous devons
aider à faire pression sur les Représentants de l’Etat et
la Direction du TDCJ pour qu’enfin les pratiques spirituelles Indiennes
soit légitimement reconnues et respectées à l’intérieur
des prisons texanes.
Traduction
et synthèse: Jean-Luc Péron (Thunder Hearts Association),
Décembre 2004.
Sources
et aide: Correspondance personnelle Alex Montana/Evelyne Tovornik
; Le comité de soutien d’Alex Montana France ; Brenda
Steele (AIRR) ; Albert Eissing’s website ; Laura Brook’s
website ; www.findlaw.com.
1. « Dans
la lutte». [retour au texte] 2. Alex a été transféré douze
fois en 15 ans, le dernier transfert a eu lieu en décembre
2004. [retour au texte] 3. « Enfermez-les tous et jetez
la clef ». [retour au texte] 4. Sa publication est provisoirement suspendue
depuis début 2004. [retour au texte] 5. Consolidé en 1994 par une proposition
relative à l’utilisation sacramentale des boutons
de peyotl (AIRFA Amendments of 1994).[retour
au texte]
Note :
Si vous êtes
en contact avec des détenus Indiens qui envisagent d’engager
des poursuites judiciaires contre le TDCJ pour violation de leurs droits
religieux, informez-les qu’ils peuvent s’appuyer sur les
textes dont il est fait référence dans la lettre de soutien, à savoir
: the First Amendment of the U.S. Constitution; the Religious Land
Use & Institutionalized Persons Act of 2000 (RLUIPA) ; the Native
American Free Exercice of Religion Act of 1993 (NAFERA). S’ils
se présentent devant une Cour d’Etat au lieu d’une
Cour Fédérale : the Bill of Rights of the Texas Constitution
(Article I, Section 6, Freedom of Worship); the Texas Civil Practice & Remedies
Code § 110 et seg. « Religious Freedom ».
Vous pouvez leur faire parvenir, s’ils le souhaitent, une copie de chaque
document susmentionné (copies disponibles sur demande en contactant
, envoie par Email uniquement). Ils peuvent également obtenir une copie
sans frais du RLUIPA et du NAFERA auprès de L’AIRR en contactant
:
Brenda Steele
Prisoner Liaison
11363 S Hwy 171
Covington, TX 76636
Contactez
la Commission
Prisonniers Consultez
la rubrique AIRR de ce site American
Indian Religious Rights Foundation
PO Box 462
Hill City South Dakota 57745-0462 USA www.airr.org France
AIRR
3 passage de la fontaine
94800 Villejuif - France
email: cathybus@wanadoo.fr "Arrows
in The Wind"
Bulletin trimestriel publié par
AIRR (en anglais)
(contacter France AIRR) NAPS
(Native American Prisoners Support) www.hri.ca/partners/naps