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C O M M I S S I O N   P R I O N N I E R S > EDDIE HATCHER
         RETOUR À LA COMMISSION PRISONNIERS | MISE À JOUR | L'AFFAIRE

EDDIE HATCHER
44 ANS, INDIEN TUSCARORA
Pasquotank Correctional Institution
Prisonnier Politique- Incarcéré à vie

 

  SOUTENEZ LE, ÉCRIVEZ LUI !

Eddie Hatcher #0173499
Alexander Correctional Institute
PO Box 909
Taylorsville, NC 28681 - 0909
USA

eddie_hatcher@hotmail.com

   Ce militant, Indien Tuscarora de 44 ans, a été condamné injustement à la prison à vie le 17 mai 2001 pour le meurtre présumé de son ami Brian McMillan après un procès entaché de racisme et de nombreuses irrégularités.
   Depuis son arrestation, le 31 mai 1999, Eddie ne cesse de clamer son innocence.
   Son procès est actuellement en appel.
Transféré récemment dans le pénitencier de Marion, sa santé de dégrade. Il a perdu énormément de poids et le décès de sa mère en juillet 2001 l'a profondément affecté. Il est placé en isolement, soumis à un harcèlement et des intimidations quotidiennes, enfermé 22 heures sur 24 tous les jours.
   Sa soeur, Ginger Ammerman, craint le pire pour Eddie, c'est à dire qu'il se laisse mourir...
   Elle lance un appel pour demander d'écrire nombreux au gouverneur de Caroline du Nord Michael F. Easley, ainsi qu'au directeur de la prison Sid Harkeleroad à Marion et lance un appel pour une souscription financière afin d'aider le Comité de défense et trouver des avocats pour la demande d'appel.

 

  RAPPLELS DU CAS EDDIE HATCHER

 

   1 - 1988-1995

   Le 1er juin 1999, à Hamlet, en Caroline du Nord, Eddie Hatcher, un Indien Tuscarora est arrêté et accusé de meurtre au premier degré et de possession illégale d'armes. Malgré ses protestations d'innocence, il est incarcéré dans la plus sévère des prisons de sécurité de Caroline du Nord, la prison centrale de Raleigh, et placé dans l'Unité de Sécurité Maximum, la dernière étape avant le couloir de la mort. Le procureur du Comté de Robeson clame que Eddie Hatcher doit être mis à mort.
   C'est que l'Etat de Caroline du Nord poursuit Eddie d'une haine tenace à cause de ses activités passées.

   En effet, Eddie Hatcher est connu mondialement depuis le 1er février 1988, jour où il occupe les bureaux du journal "The Robesonian" à Lumberton, Caroline du Nord, avec l'intention d'alerter l'opinion publique sur la corruption dans le Comté de Robeson. Eddie demande que le gouvernement enquête sur l'implication des hauts fonctionnaires locaux et fédéraux dans des trafics de drogue importants, sur deux douzaines de meurtres non élucidés dont les victimes sont principalement des Amérindiens et des Africains-Américains, sur le fonctionnement du système judiciaire local et sur la mort suspecte d'un jeune Africain-Américain dans la prison du Comté de Robeson.
   L'occupation des bureaux et du journal se termine pacifiquement. Eddie devient alors la première personne poursuivie par le gouvernement fédéral au nom de la loi anti-terroriste de 1984. Pendant la période entre son arrestation et son jugement, sept témoins pressentis pour soutenir les accusations portées par Eddie concernant le trafic de drogue par des éléments du gouvernement sont assassinés ou meurent dans des circonstances suspectes.
   Après un procès qui dure trois semaines, au cours duquel le juge force Eddie à présenter sa défense lui-même, le jury déclare Eddie non coupable de tous les chefs d'accusation et justifié dans ses actions. Six semaines plus tard, Eddie est accusé de nouveau par l'Etat de Caroline du Nord pour les mêmes charges dont il avait été acquitté par la Cour fédérale. Ses avocats sont expulsés du tribunal par le juge et Eddie est encore contraint de présenter sa défense lui-même.
   Le 14 février 1990, Eddie est condamné à 18 ans d'emprisonnement, avec possibilité de mise en liberté sur parole en 1992. Comme il est toujours en prison en 1993, le conseil national des Eglises reconnaît Eddie Hatcher comme prisonnier politique. Avec Amnesty International, des personnalités éminentes comprenant des sénateurs, des membres du Congrès et des stars du cinéma réclament la libération d'Eddie.
   Eddie passe 7 ans en prison dont il ne sort que le 3 mai 1995 après qu'on lui ait refusé six fois la libération sur parole et révélé qu'il est atteint du sida pour lequel la prison lui refuse tout traitement médical. Il est alors maintenu en liberté conditionnelle pendant encore deux ans, jusqu'en 1997.
   En 1998, après avoir purgé sa liberté sur parole, Eddie revient au Comté de Robeson et, de nouveau, devient très actif sur le plan politique local. Il crée le "Centre Hatcher pour les Droits de l'Homme" pour défendre les droits des gens de couleur, des Amérindiens et des homosexuels, les prisonniers politiques et pour la lutte contre le sida. Il envisage même d'intégrer l'administration municipale.

   2 - Nouvelle affaire - 1999 - 2001

Les faits.
   Mais le procureur et l'Etat de Caroline du Nord ne désarment pas. Ils accusent Eddie d'agression à main armée commise le 19 mai 1999 sur la personne de Michael Antony Locklear qu'il soupçonne d'avoir cambriolé sa maison et du meurtre par arme à feu de Brian McMillan qui est son ami. Ce meurtre a lieu le 31 mai 1999, la veille de son arrestation, au domicile de McMillan.
   Eddie comparait les 24, 25, 26 octobre 2000 devant le tribunal de Lumberton pour répondre à l'agression à main armée contre Locklear. Ayant plaidé la légitime défense, il est condamné à 75 jours de prison. Eddie demeure évidemment en prison sous l'accusation du meurtre de Brian McMillan dont le procès se déroulera le 9 avril 2001.

Les rapports balistiques.
   Le Bureau d'Etat d'Investigations (SBI) déclare avoir examiné cinq balles trouvées sur le lieu du crime. Son rapport affirme qu'elles proviennent du fusil SKS trouvé dans le véhicule d'Eddie lors de son arrestation. Quoi qu'il en soit, les policiers ont trouvé d'autres balles sur le lieu du crime qui ne proviennent pas de ce fusil.
   De plus, les balles qui avaient atteint Brian McMillan ne proviennent pas du fusil SKS. L'autopsie a établi qu'un certain intervalle de temps s'est écoulé entre les deux blessures qui avaient atteint McMillan (à l'épaule et à la tête), mais sans en chiffrer la durée. Par ailleurs, les chirurgiens refusent d'extraire la balle qui a atteint Amelia Charvis (une amie de McMillan qui se trouvait à ses côtés) parce qu'elle se serait logée trop près de la moelle épinière.
   Eddie Hatcher apprend que l'Etat possède la preuve que plus d'une arme a tiré sur la demeure de McMillan. En fait, plusieurs témoins présents dans la maison déclarent que le bruit des tirs ressemblait à celui de mitraillettes.

La "confession".
   Pour rendre Eddie Hatcher responsable du meurtre, l'Etat a fabriqué une "confession" qu'Eddie aurait faite à un officier de police le soir de son arrestation. Celui-ci rapporte qu'à 6 heures 40 du soir, Eddie lui aurait dit fortuitement qu'il avait tiré sur McMillan. Evidemment, personne d'autre n'était là quand Eddie a fait cette "confession". Pourtant, les agents du SBI lui ont fait lecture de ses droits sept minutes auparavant! Leur rapport affirme au contraire qu'Eddie a refusé de faire une déclaration et qu'il a demandé à voir un avocat.

Le mobile
   L'accusation n'a pu établir de mobile reliant Eddie avec le meurtre. En fait, Eddie est un ami de McMillan et ils ne se sont jamais disputés. "Il n'y avait pas de problème entre nous" affirme Eddie. La mère de Brian elle-même, déclare qu'elle est convaincue qu'Eddie n'a pas tué son fils.
   Eddie Hatcher est la seule personne que l'Etat de Caroline du Nord a accusé (ou même soupçonné) du meurtre de Brian McMillan. Ainsi, d'après les "preuves" de l'Etat, Eddie Hatcher conduisait une fourgonnette à cinq vitesses, sur une route de campagne, dans l'obscurité, et tiré en même temps avec deux armes sur une maison située à plus de 60 mètres de son véhicules en mouvement et atteint son ami à la tête dans ces conditions..... On a tiré sur Eddie en novembre 1998 et il a perdu l'usage permanent de son bras droit. Dans ces conditions, comment aurait-il pu réaliser l'exploit de manier deux armes à la fois, dont une extrêmement lourde et puissante?
   L'accusation s'appuie aussi sur la description par un témoin du véhicule d'où furent tirés les coups de feu qui ne correspond pas à celui d'Eddie.

   Durant l'été 2000, deux nouveaux témoins se sont fait connaître. Une femme déclare qu'elle avait été témoin de la fusillade qui a coûté la vie à McMillan et que la police a refusé plusieurs fois d'enregistrer son témoignage. Un autre témoin déclare que le jour de l'arrestation d'Eddie, il était en prison et qu'on l'a menacé de l'accuser du meurtre et qu'il passerait le reste de sa vie derrière les barreaux s'il ne désignait pas Eddie Hatcher comme étant l'assassin.

Le procès
   Le 17 mai 2001, après avoir auditionné les 40 témoins pendant plus de 3 semaines, entendu des douzaines de dépositions et examiné plus de 100 "pièces à conviction", il ne faudra que trois heures aux 12 jurés pour déclarer Eddie coupable et le mettre en prison pour la vie.....

Aujourd'hui, incarcéré dans le pénitencier de Marion, Eddie , plus que jamais a besoin de notre soutien.


 

 POUR EN SAVOIR PLUS...
  le site d'Eddie (en anglais):http://www.eddiehatcher.org
  comité de soutien d’Eddie:

   Justice for Eddie Hatcher Campaign
   PO BOX 381627
   Cambridge, Massachussets 022 38 1627