Logo CSIA
Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques
Boutique   Contact    Liste de diffusion               
 
 C A L E N D R I E R
 - Actions Urgentes -
 - Événements -
 
 L E  C. S. I. A.
 - Historique -
 - Adhérez ! -
 - Bulletin -
 - On y était... -
 
 L E  1 2  O C T O B R E
 - Historique -
 
 C O M M I S S I O N S
 - LPSG France-
 - AIRR -
 - Commission Prisonniers -
 - Guyane -
 - Amérique Latine -
 - Trudell -
 
 R E S S O U R C E S
 - Liens -
 - Nitassinan -
 - Terres Indiennes -


Canada

        RETOUR AU BULLETIN

 AGISSONS !

Inspirez-vous du modèle
ci-dessous pour écrire une lettre de protestation au ministre canadien des Affaires indiennes et du Nord :

Robert Nault, Minister of Indian Affairs House of Commons,Parliament Buildings
Ottawa,ONT, Canada K1A 0A6

Dear Sir,
I am sending this letter to state my rejection of the canadian governement’s
most recent attempt to terminate the inherent rights of the indigenous peoples in Canada throught the First Nations
Governace Act (Bill C-7) currently before the Standing Comittee, as well as the First Nations Institutions Act and the Specific Claims Resolution Act.
Despite the claims by the Indian Affairs ministry that the suite of legislation is supported by grassroots
indigenous People, I vehemently oppose this legislation and support
the strong rejection of the bills that was stated by the vast majority of
the Indigenous peoples in Canada.
This legislation ignores the inherent rights of self-determination of the Indigenous peoples and violates numerous international agreement.
I urge you to stop these bills and recognize the Aboriginal Rights.

Sincerely,
votre nom

F N G A

   La loi de gouvernance que Robert Nault, ministre des Affaires indiennes et du Développement nordique, essaie d’imposer est toujours aussi impopulaire auprès des Premières Nations, qui seront directement affectées par cette loi si elle est votée. Le circuit législatif qu’elle suit, avec les audiences du comité permanent sur les affaires autochtones, est emprunt d’un opacité indigne d’un démocratie parlementaire. L’attitude de Nault, qui dénigre les critiques des Premières Nations, pourtant unanimes, trahit un véritable cynisme et s’oppose à l’esprit des recommandations de la Commission royale de 1996, concernant le redressement d’une injustice historique à l’égard des autochtones canadiens.

 

Chares Fox à Ottawa

Manifestation sur la colline du Parlement d'Ottawa contre la loi de Gouvernance le 2 mai 2003. Le chef Indien Charles Fox, accompagné de sa fille et de sa petite fille, dénonce le projet de loi colionialiste devant des centaines de manifestants.


   Le 25 juin 2003, au cours d’un réunion avec les journalistes du Saskatoon Star Phoenix, Nault affirmait ainsi sans ambages : «L’Assemblée des Premières Nations est incapable de travailler avec le gouvernement.» Pourtant, ce projet de loi est dénoncé par le successeur potentiel de Jean Chrétien, Paul Martin, pourtant issu de la même formation politique.
   La presse canadienne s’est même fait l’écho des méthodes d’espionnage utilisées par Ottawa pour déjouer l’opposition autochtone à ce projet refondant la loi indienne.

Matthieu Bernard
Sources :
– Winnipeg Free Press, 2 juin 2003
– Winnipeg Free Press, Paul Samyn, 3 juillet 2003
– Le devoir, 4 juillet 2003
Voir aussi :
Lettre de Nitassinan, n°20

 RAPPEL

FNGA: First Nations Governance Act ou Bill C7

Ce projet de loi de Gouvernance des Premières Nations risque de passer actuellement au Parlement canadien.
Il réformerait la loi sur les Indiens de 1876 sans intégrer les derniers acquis de la jurisprudence canadienne concernant la souveraineté des Premières Nations et leur droit à l’autodétermination. Il bafoue les conventions internationales sur les Droits de l’Homme.

 


Assemblée des Premières Nations
P H I L   F O N T A I N E   S U C C È D E   À    M A T T E W   C O O N   C O M E   À   L A   T Ê T E   D E   L’ O R G A N I S A T I O N   A U T O C H T O N E


   Quelques 600 chefs désignés se sont rassemblés début juillet, à Edmonton, pour élire le nouveau chef de l’Assemblée des Premières Nations, au cours d’un scrutinàdeux tours.
   Des trois candidats en lisse, Matthew Coon Come, Cree de la baie James et candidat à sa propre succession, a été le premier écarté, l’issue du scrutin se jouant donc entre Phil Fontaine, Anishennabek de Sagkeeng au Manitoba (en poste à l’Indian Claim Commission) et Roberta Jamieson, avocate et chef de Six Nations of the Grand River en Ontario, la plus grande réserve du Canada. C’est finalement Fontaine qui l’a emporté bien que Matthew Coon Come ait fait reporter ses voix vers Jamieson, qui partage beaucoup de ses positions. Mais le transfert de voix ne s’est pas matérialisé, un certain sexisme pénalisant sans doute la candidate. Fontaine avait déjà occupé ce poste entre 1997 et 2000, avant de céder la place à Matthew Coon Come, en 2000, et de prendre son poste à l’ICC. Son élection incarne un revirement vers un style moins conflictuel et plus conciliant avec Ottawa, même s’il dénonce, comme les deux autres candidats, le projet de loi de gouvernance FNGA. On se souviendra que les critiques de Coon Come à l’adresse d’Ottawa, auprès des instances internationales, avaient été aussitôt suivies de restrictions budgétaires effectuées par le ministère des Affaires indiennes, les subventions fédérales de l’APN passant alors de 19 à 6 millions de dollars.

Matthieu Bernard
Source : Radio Canada


V I S I T E   D U   R A P P O R T E U R   S P É C I A L   A U   C A N A D A

   Rodolfo Stavenhagen, anthropologue mexicain spécialisé dans le droit autochtone et issu d’une famille juive ayant fuit l’Allemagne nazie, a été nommé, en 2001, Rapporteur spécial sur les Droits humains et les Libertés fondamentales des Peuples autochtones, poste qui dépend de la Commission des droits de l’homme à l’ONU.
   Il a répondu, en mai 2003, à l’invitation de représentants des communautés autochtones du Canada et effectué une visite non officielle, plus ou moins motivée par une présomption de violation des droits de l’homme. Il a pu ainsi rassembler des informations, en attendant une invitation officielle, qui fait l’objet de négociations avec le gouvernement canadien. Cette mission d’enquête l’a conduit en Colombie Britannique, au Saskatchewan et au Manitoba. Dans cette province, Stavanhagen a été accueilli par Chief Margaret Swan qui lui a fait visiter les communautés de Sakkeeng, Little Grand Rapids et la Première Nation Pauingassi. En Ontario, il a été reçu par Leon Jourdain, chef de la Nation Anishinaabe du traité n°3, principalement touchée par l’exploitation forestière abusive et son impact sur l’écosystème et la santé des populations locales. En Colombie Britannique, il a pu se rendre à Sun Peaks. Les commentaires de Stavenhagen ne signalent pas de cas de violation des droits de l’homme mais comparent cependant la situation des autochtones canadiens à une forme d’apartheid. Stavenhagen s’est dit étonné du niveau de pauvreté, de l’insuffisance des logements, du taux de chômage, des problèmes de santé et du non respect des traités.

Matthieu Bernard
Source : OHCHR, Genève


Saskatchewan
U N E   R E V E N D I C A T I O N   T E R R I T O R I A L E   A B O U T I T !

   Les membres de la nation des Kahkewistahaw (dans les environs de Broadview) ont célébré, en juin 2003, la signature d’une indemnisation de 94,6 millions de dollars concernant une revendication territoriale. Il s’agit de la deuxième compensation attribuée en argent par le Canada puisque, en mars 2001, la Horse Lake First Nation, en Alberta, avait reçu 125 millions de dollars en règlement de la Specific Land Claim.
   « Pendant presque un siècle, les membres de la bande Kahkewistahaw ont subi les conséquences de ne pas disposer de cette terre pour leur bénéfice propre.Nous sommes très contents que cette revendication territoriale soit honorée », affirme le chef Louis Taypotat.
   Le conflit remonte à 1907, quand 33281 acres (soit 114 km2) avaient été illégalement prises de la réserve située à 13 km au nord de Broadview et vendues en 1907, puis 1910, à des colons. Une réserve d’environ 4 924 acres de terres non cédées avait été attribuée en 1963.
   Depuis 1989, la Nation avait entamé une procédure dans le cadre de l’Indian Claim Commission (ICC). Ce règlement signifie que la bande dispose de fonds lui permettant de mener une politique économique et de créer des emplois pour les 1407 membres enregistrés, dont 445 vivant sur la réserve.
   Peut-on espérer que la pétition des Cree du Lubicon permette la même évolution et aboutisse enfin ? Cette communauté du Nord de l’Alberta voit les réserves de pétrole et de gaz de son territoire traditionnel exploitées sans avoir été consultée et sans toucher de quelconques royalties.

Matthieu Bernard
Source : The Leader Post (Regina)

 

retour au bulletin