Le
premier janvier 1994, l’EZLN (armée zapatiste
de libération nationale) est apparue pour la
première fois au grand jour. Dix ans plus tard,
la lutte pour le respect des droits des peuples autochtones
au Chiapas n’a pas cessé. Malgré la
répression continuelle du gouvernement mexicain,
les centaines de milliers d ’hommes et de femmes
des communautés zapatistes construisent chaque jour
leur autonomie tout en exigeant la reconnaissance des accords
de San Andrés (signés par le gouvernement
mais jamais respectés par celui-ci). Le CSIA
a décidé de se mobiliser pour fêter
les dix ans de l’insurrection et les vingt ans de
la création de l’EZLN.
Nous vous proposons un témoignage sur la récente
restructuration des communautés zapatistes.... [ lire l'article en entier
]
Chili Répression
du mouvement mapuche
La
situation des communautés mapuche et, notamment,
celle de leurs membres et dirigeants détenus depuis
plusieurs mois dans les geôles du sud du pays, suscite
de plus en plus l’intérêt et la préoccupation
de l’opinion publique internationale. Pour preuve,
la pétition signée cet été par
140 personnalités du monde politique et culturel
français, exigeant la libération des prisonniers
politiques mapuche et l’arrêt de la persécution
judiciaire et politique que subissent les dirigeants et
les membres des communautés en conflit territorial…
Bolivie Le
21ème siècle sera indigène ou ne sera
pas
Cette
affirmation, qui peut paraître littéraire,
devient réalité dans l’Altiplano bolivien
depuis l’année 2000.... [ lire l'article en entier
]
Dakota
du Sud/ Porcherie de
Rosebud Vers une fermeture définitive?
Les
Lakot a de Rosebud sont en voie d’obt enir la fermet
ure de la porcherie industrielle qui avait profité des
problèmes économiques et sociaux de la réserve
pour s’installer sur leurs terres tribales. Un geste
symbolique dans la longue lutte de ce peuple pour l’autodétermination...
Nevada Western Shoshone
Les
Western Shoshone demandent à la justice fédérale
américaine que leur soit reconnu leur territoire
traditionnel, qui s’étendait sur une partie
de l’Idaho, de l’Utah et du Nevada...
Suite
d’un voyage en terre indienne Du
Dakota à Paris…
Dans
la dernière lettre, nous vous avions raconté notre
périple en terre navajo, à Dinétah.
Après 2 semaines et demie passées dans ces
paysages désertiques grandioses, nous avons poursuivi
notre route en traversant 5 Etats pour assister, le 26
juin, à la marche en mémoire de Leonard Peltier
et des événements de 1975-1976. Ce n’était
que le début d’un séjour intense à travers
les réserves lakota du Dakota du Sud… [ lire l'article en entier
]
Wyoming/ Bisons Tant qu'il y aura des bisons sauvages
Le
16 octobre dernier, le CSIAa organisé au C I C P
une projection-débat de Buffalo War. Une fois de
plus, ce documentaire a suscité motion et interrogations.
Rosalie Little Thunder a accepté d’animer
le débat et de répondre aux nombreuses questions
de l ’assistance . Question :
Existe-t-il un vaccin contre la brucellose ? Rosalie : Oui. L’Etat du Wyoming vaccine
les animaux mais celui du Montana refuse de le faire. 3 000
bisons et 10 000 cerfs vivent dans le parc de Yellowstone.
Les cerfs sont aussi susceptibles de porter la brucellose
que les bisons et, surtout, la transmission de la maladie,
du cerf au bétail, est avérée alors
que ce n’est pas le cas pour les bisons. Mais les cerfs
ne sont pas tués. Ils font partie du gibier qui peut être
chassé. Ainsi, l’état récupère
de l’argent sur les permis de chasse. Il ne récupère
rien sur les bisons. Et puis, vous l’avez vu dans le
documentaire, le bétail et les bisons ne se croisent
pas, ils ne fréquentent pas les mêmes terres
au même moment. Q : Alors pourquoi les tuent-ils ? R : Demandez-leur ! Depuis toujours, les
autorités ont massacré les bisons pour aff
aiblir les Amérindiens. Ça continue aujourd’hui. Q : Avez-vous essayé de nourrir les
bisons pour qu’ils restent dans le parc ? R : Nous avons essayé, mais c’est
très coûteux. Et la direction du parc nous l’a
interdit. Comme il est dit dans le documentaire, les responsables
du parc et les activistes de Buffalo Field Campaign (militants
pour l’environnement qui utilisent leurs enregistrements
vidéo comme moyen de pression) ne veulent pas nourrir
les bisons parce qu’ils essaient de les maintenir à l’état
sauvage. C’est en hiver que les bisons sortent du parc.
Ce sont les plus résistants qui y arrivent et qui
sont donc les premiers à être capturés
et tués. C’est le contraire de la sélection
naturelle et c’est très grave. 200 bisons ont été tués
l’hiver dernier et, avec l’actuel président
des États-Unis, le chiffre ne fait que s’accroître. Q : Ce documentaire a-t-il été diffusé aux États-Unis
? R : Oui, mais à des heures très
bizarres, comme par exemple à 2h du matin ! Les militants
de Buffalo Field Campaign filment le plus possible et transmettent
ensuite les vidéos aux médias. Cette problématique
est abordée à la télévision,
mais les gens sont moins réceptifs aux États-Unis
qu’ici, en Europe. Je me souviens, quand j’ai été arrêtée
par la police. J’assistais à une cérémonie,à Yellowstone
et, non loin de là, des bisons se faisaient massacrer.
C’était volontaire, pour nous provoquer. Je
me suis fait arrêter parce que je ne pouvais plus bouger.
En voyant les massacres, je suis restée sur place,
pétrifiée, alors que la police me disait de
m’en aller. Ils m’ont embarquée. Une fois
libérée, je suis retournée chez moi.
Mes enfants m’ont demandé si tout s’était
bien passé. Je leur ai répondu « Bien
sûr ! » Ils m’ont dit «Tu mens, on
t’a vue à la télé, menottes aux
poings ! » La télévision retransmet l’information,
mais les gens sont juste moins réceptifs et se sentent
moins concernés qu’ici. Q : Avez-vous eu des retombées suite à votre
présence et à votre déclarationà l’ONU
? R : Non, pas beaucoup. Mais le climat est
encore moins favorable aux États-Unis. Je compte retourner à l’ONU
l’année prochaine. Nous souhaitons demander
une résolution qui déclarerait les bisons « patrimoine
immatériel » de l’humanité.
C’est une solution pour empêcher les massacres.
Je transmets mon savoir sur les bisons à des petits
enfants blancs. Plus ils sont petits, plus c’est facile.
Avec les grands, c’est
plus long. Mais si on me donne du temps, je convaincs qui
je veux…» Nous n’en doutons plus. Seul
l’épuisement et la soif ont eu raison de Rosalie
ce soir-là… Souvenons-nous de sa dernière
phrase, avant de nous quitter : « Tant qu’il
y aura des bisons sauvages, nous survivrons. »
Propos de Rosalie recueillis et traduits par Céline
Piétrois et Sophie Gergaud.
Arizona Black Mesa Water Coalition : une résolution pour
les peuples et l’eau de Black Mesa
Dans
notre dernière Lettre, nous vous annoncions l’association
du CSIAavec la Black Mesa Water Coalition (BMWC). Nous
avons en effet rencontré, lors de notre voyage à travers
Dinétah, ses représentants diné et
hopi qui nous ont exposé leurs actions et leurs
projets. Séduits par leur motivation, leur dynamisme
et leur générosité, nous avons décidé d’établir
un partenariat entre le CSIA et BMWC. Grâce aux dons
d’adhérents pour la campagne Big Mountain,
nous avons pu nous engager financièrement pour la
réparation d’une maison destinée à être
le local de l’association ainsi qu’un centre
communautaire et culturel à l’intention
des Navajo et des Hopi. BMWC est une association intertribale,
interethnique, née à l’initiative d’étudiants
sur le campus de l’Université d’Arizona
du Nord. Sa mission est de protéger le bien-être
et la viabilité de la Terre, de l’eau et des êtres
vivants. Ses objectifs sont :
- de promouvoir la coopération intertribale,
- d’éduquer les communautés locales mais également
de tenir des forums à portée
nationale,
- de sensibiliser les jeunes sur les problématiques
de l’eau et de l’exploitation minière à Black
Mesa,
- de promouvoir l’énergie renouvelable et le
recyclage,
- de stopper le pompage de la nappe phréatique par
Peabody Coal Company d’ici 2005.
Du 9 au 13 juillet derniers, BMWC a accueillià Pinon,
Arizona, le Youth Summit (sommet annuel réunissant
les jeunes autochtones du monde entier) qui, cette année,
s’intitulait "Healing and Redefining our World" (Soigner
et redéfinir notre monde). Des ateliers et des débats-discussions étaient
organisés par les jeunes Hopi et Diné autour
des sujets suivants: alimentation biologique et traditionnelle,
médecine traditionnelle, savoirs et rôles traditionnels
dans les sociétés d’aujourd’hui,
mondialisation, énergie propre et renouvelable, artisanat
traditionnel, Droits de l’homme et des peuples autochtones,
tous les thèmes touchant à l’eau et à sa
préservation… BMWC a insisté sur la nécessité pour
les peuples autochtones de s’unir afin de contribuer à l’amélioration
du monde actuel et de lutter contre la dégradation
de l’environnement et des modes de vie traditionnels.
Présentation et traduction de Sophie Gergaud Pour
plus d’informations : w
w w. b l a c k m e s a w a t e r c o a l i t i o n . o r
g
Email : blackmesawatercoalition@yahoo.com
La
25éme heure du livre Le CSIA était au Mans
Suite
aux invitations du Collectif Pour une Terre plus Humaine,
de la Mairie du Mans et des éditions Albin Michel,
le CSIA s’est rendu au Mans lors de la 25ème
he ure du livre, les 11 et 12 octobre derniers. Ce week-end
ensoleillé s’est révélé très
positif, tant au niveau des rencontres et contacts établis
que des ventes et dons récoltés (nous
tenons d’ailleurs ici à remercier chaleureusement
le Collectif Pour une Terre plus Humaine). Nous avons
pu tenir une table de presse, rencontrer nos adhérents
locaux (merci à ceux qui nous ont aidés
pendant ces deux jours !) mais aussi assister – et
participer – aux débats orchestrés
par Francis Geffard. Directeur de la collection Terre Indienne
chez Albin Michel, il avait réuni plusieurs auteurs
amérindiens autour de différentes problématiques
très intéressantes comme, par exemple, « Terres
indiennes, réserves et traités » ou « La
place des femmes dans le monde indien nord-américain » Mais
les personnes présentes au Festival se souviendront
plus particulièrement de deux événements
: l’hommage à James Welch et le débat
autour de Léonard Peltier. Le premier pour l’émotion
qu’il a dégagée, le second pour les
témoignages poignants qu’il a suscités.
En effet, au cours de ce dernier débat, nous avons
pu entendre le témoignage précieux de Bobby
Castillo (Apache) qui nous a expliqué les circonstances
de l’arrestation de Leonard Peltier, dont il est le
porte-parole. Il nous a raconté leur première
rencontre en prison, les nombreuses discussions et les moments
partagés ensuite, ainsi que la lutte incessante qu’il
mène en faveur de son ami depuis. Mais il nous a également
fait partager son expérience personnelle des conditions
de détention lamentables dont sont victimes les prisonniers
amérindiens aux États-Unis et dont Leonard
est devenu, malgré lui, le symbole.
Rosalie L ittle Thunder (Lakota) , ainsi qu’Édith
Patrouilleau (présidente du CSIA) et Sylvain Duez-Alessandrini
(CSIA-LPDC) particpaient également à ce débat.
Enfin, c’est à Maurice Rebeix, photographe et
auteur de Rêveurs de Tonnerre (1), qu’est revenu
l’honneur de clore le débat par une intervention
aussi claire, pertinente et brève que poignante. Rappelant
sa rencontre avec Leonard il y a deux ans, il a demandé à chacun
d’entre nous de ne pas attendre des médias qu’ils
se fassent les porte-parole de l’injustice dont est
victime Leonard Peltier mais, au contraire, de répandre
nous-mêmes les informations qui nous ont été transmises
au cours de ce débat. C’est en parlant de lui
autour de nous, en nous informant sans relâche, en
nous procurant notamment ses Écrits de Prison (2)
que nous pourrons créer une prise de conscience générale
et engendrer un mouvement.
Enfin, il a rappelé à toutes les personnes
présentes que c’est un combat perpétuel
et qu’ « il ne faut pas oublier Leonard, parce
que lui ne nous oublie pas et compte sur nous.» Le
Festival de la 25ème heure du Mans aura été une
expérience riche de rencontres et d’émotions. À noter
que le maire du Mans, Jean-Claude Boulard, a nommé Leonard
Peltier invité d’honneur du Festival pour la
durée du cycle consacré aux Peuples premiers
.
À suivre…
Sophie Gergaud
1 : Rêveurs de tonnerre : à la rencontre des
Sioux lakotas,
Albin Michel, 2002. Préface de James Welch, avantpropos
de Leonard Peltier. Vente sur commande auprès du CSIA(
30€ ) .
2 : Écrits de Prison : le combat d’un Indien,
Albin Michel, 2000. Vente sur commande auprès du CSIA(16,94€).
S'ajoutant
aux conséquences sociologiques et psychologiques
négatives exposées dans la Lettre n°21,
l’existence de casinos sur les réserves risque
même, dans certains cas, de porter atteinte à la
souveraineté des nations indiennes. On ne peut nier
cependant que l'argent qu’ils rapportent a permis
d’améliorer, parfois de façon spectaculaire,
la vie des tribus indiennes des États-Unis...
Témoignage Manuel Tomas Lujan en lutte contre l'Unité de
Sécurité Maximum de Florence, Arizona
En
avril 2003, Manuel, Apache-Tarahumara-Mexicain, a déposé une
plainte civile pour traitements cruels et inhumains contre
l’Unité de Sécurité Maximum
(USM) où il est incarcéré. Le 7 novembre
dernier, le juge lui a annoncé que sa plainte avait
retenu son attention et qu'il allait exiger du DOC d’Arizona
(Departement Of Corrections : département chargé des
affaires correctionnelles) des explications et des éclaircissements
sur les conditions d’incarcération dans le
Quartier de Haute Sécurité de la prison d’État
de Florence. Les juges d’Arizona ayant jusqu’ici
refusé la plupart des plaintes déposées
contre les USM, cet événement constitue une
véritable victoire dans la lutte pour le respect
des Droits de l’homme dans le milieu carcéral
américain... [ lire l'article
en entier ]
Commission
Prisonniers Amérindiens Message au CSIA de Valerie Scott Directrice de NAPS
Nos
objectifs sont de nous assurer que les droits des prisonniers
indiens ne sont pas violés et de travailler à l’obtention
de règlements acceptables dans les prisons d’État,
ce qui est conforme aux besoins des prisonniers... [ lire l'article en entier ]
Dakota
du Sud Sitting Bull à la décharge
Après
le me urtre de Si tting Bull le 15 décembre 1890,
dans la réserve sioux de Standing Rock, par un détachement
de la police indienne du Major Mac Laughlin, la dépouille
du grand chef fut enterrée dans le cimetière
militaire de Fort Yates (Dakota du Nord)...
Canada Droits territoriaux des Cree du Lubicon
La
Lettre n°19 évoquait un regain d’espoir
quant à la revendication territoriale de cette communauté du
nord de l’Alberta. Il semble que les négociations
soient proches d’aboutir à la signature d’un
traité, qui mettrait ainsi fin à un déni
et à une injustice historiques...
Colombie
Britannique Sun Peaks : arrestations en série
Le
projet Sun Peaks prévoit, pour les jeux olympiques
d’hiver de 2010 (auxquels la ville de Vancouver s’est
portée candidate), l’extension d’une
station de ski et la création, par des intérêts
japonais, d’un complexe touristique sur Skweltkwek’welt.
Malgré l’absence de traité, les Shuswap
détiennent sur ces terres, qui sont leur territoire
traditionnel, un titre aborigène dont le déni,
par la Province, conduit les activistes amérindiens à des
actions qui se soldent par des arrestations en série...
Colombie
Britannique La déforestation du Mont
Cheam
bafoue
les
droits
de
la
nation
Pilat
Le
conflit d’intérêt entre les compagnies
privées et les Premières Nations de
Colombie Britannique dégénère à nouveau
en une confrontation, à l’instar
de la résistance des Shuswap-Secwepemc à l’expansion
des stations de ski
Sun Peaks, et de celle des St’at’imc à Sutikahl...
Canada Autonomie pour les Tlicho
Le
Canada a signé avec les Tlicho un traité leur
accordant l’autonomie sur
une part ie importante des Territoires du Nord-Ouest . Mais
on peut
s’interroger sur l’avenir culturel et économique
de ceux que l’on appelait
auparavant les Flancs de chien....
Canada Grassy Narrow
Alors
que le barrage routier de Grassy Narrows, le plus long
dans la durée de
toute l’histoire du Canada, est toujours en place,
les manifestations de soutien
et de solidarité se multiplient envers la communauté ojibway.
Celle-ci lutte
contre la déforestation de son territoire traditionnel
et pour la préservation de
son mode de subsis tance et réc lame que la concession
accordée à Abitibi Consolidated soit révoquée....
Leonard
Peltier L’injustice sans fin
Une
nouvelle page judiciaire vient de se tourner dans l’affaire
du prisonnier politique amérindien Leonard Peltier.
Le 4 novembre 2003, la 10ème Cour d’appel
fédérale, basée à Denver dans
le Colorado, a rend u sa décision concernant la dernière
action légale des avocats de Peltier. De nouveau l’injustice
a écrasé le bon droit...
Amérique
du Sud La Guyane à Paris
Brigitte
Wyngaarde, chef coutumier d u village de Balaté,
et Louise Twenké,
Indienne teko du village de Maripasoula et médiatrice
culturelle, étaient à Paris les
14, 15 et 16 novembre derniers. Dans le cadre du FSE, elles
se sont rendues à l'atelier Guyane organisé le
vendredi 14 novembre, au cinéma l'Écran à Saint-Denis,
où le fi lm de Philippe Lafaix La loi de la Jungle
a été projeté. Un débat a ensuite été animé par
l'ethnologue Éric Navet, le journaliste Arnaud Jouve
et les associations CSIA-Nitassinan et Solidarité Guyane.
Ce séjour a été riche de rencontres
avec des personnalités influentes. L'interview de
Brigitte Wyngaarde par Arnaud Jouve a été diffusée
sur RFI au sein d e la rubrique Fréquence Terre et
l'interview menée par la journaliste Éliane
Patriarcat a donné lieuà un article conséquent
publié dans Libération. Lors de leur séjour,
les deux déléguées amérindiennes
ont également pu rencontrer d'autres associations
comme Survival International, FAL, La Ligue des Droits de
l'homme, mais aussi des personnalités politiques comme
les représentants des Verts.
Les questions de l'orpaillage, de la pollution de la faune
aquatique par le mercure et de l’identification du
syndrome de Minamata dans les villages indiens du Maroni
ont pu être abordées. Brigitte Wyngaarde a également
condamné l'offensive du ministre
du tourisme Léon Bertrand - lui -même Guyanais
- visant à abroger l'arrêté préfectoral
de 1970, qui permettait d’éviter un tourisme
sauvage dévastateur
p our les communautés amé rindiennes.
Enfin, les deux Amérindiennes ont évoqué la
relance du projet de transformation du "pays indien" (
ce territoire précisément protégé par
l'arrêté de 1970) en parc
national et de son ouverture au tourisme, dit "écotourisme" .
En imposant le terme de "développement durable",
on espère effacer ce que les politiques d'assimilation
ont de destructeur pour les environnements et les populations.
Alcoolisme, drogue, violence, dépendance, suicides,
dégradation des environnements, pollution des eaux
et empoisonnement sont quelques-unes des conséquences
réelles du "développement" et de
la "mise en valeur" de territoires dont les communautés
amérindiennes sont spoliées.
Sophie Gergaud et Édith Patrouilleau.
Communiqué du
8 octobre 2003 / Embargo du 12 octobre 2003 Escalade d’assassinats d’Indiens en
Amérique
du
Sud
L’Amérique
du Sud va célébrer le 12 octobre – anniversaire
de la ‘découverte’ de l’Amérique
par Christophe Colomb – quelques jours après
le meurtre d’un Indien brésilien de 10 ans,
dernière victime d’une série d’assassinats
et de persécutions
perpétrés à l’encontre des Amérindiens
du continent....