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RETOUR AU BULLETIN | COMMISSION PRISONNIERS AMÉRINDIENS Derrière ce numéro d' identification se « cache » une femme de 46 ans, incarcérée depuis 11 ans à la prison d' État de Gatesville au Texas. Patricia est une Indienne crow/cherokee et son témoignage s' inscrit dans la longue litanie des abus perpétrés à l' encontre des prisonniers amérindiens au sein des prisons texanes. Depuis le début de son incarcération, la conduite de Patricia est irréprochable, aucun rapport disciplinaire, aucune sanction. Elle a par ailleurs suivi des études supérieures et obtenu un diplôme en psychologie/sociologie, une licence en enseignement primaire et elle prépare actuellement une licence de commerce. Patricia met à profit son rôle d' Ancienne au sein de la communauté indienne pour aider les autres à défendre leurs droits, dont celui de pratiquer leur religion. Avec son autorisation, voici la traduction d' une de ses lettres. À Gatesville, les conditions d' incarcération sont épouvantables, la situation est préoccupante Première Etape de l'administration pénitencière: affaiblir les détenues sur le plan psychologique « La vie ici est devenue très stressante. Je traverse une période difficile. Physiquement je me sens très mal, fatiguée. J' ai perdu l' appétit. Pourtant, je me bats mentalement et spirituellement pour rester positive et optimiste, mais le combat devient chaque jour plus éprouvant. Oppression et dépression ont envahi l' esprit de chacune d' entre nous dans cette unité. Les gardiens organisent des "de scentes". Ils pensent que leur seul travail consiste à nous harceler sans cesse, à hurler des ordres à nos oreilles toute la journée. Peu importe qu' une faute ait été commise ou non, personne n' y échappe, c' est inévitable. Ils abusent de leur pouvoir, c' est dément ! Il semble que la seule chose qui préoccupe ces gens-là soit le nombre de mesures disciplinaires qu' ils peuvent infliger durant leur service. Ils inventent leurs propres règles que nous devons suivre à la lettre. Je ne veux pas me poser en victime , non ! Je veux seulement dire que c' est très, très dur. Chaque minute est une lutte pour survivre. » Deuxième étape: les atteindre au plan spirituel « Entre 1999 et 2003, nous avions un service
religieux par semaine contre un seul par mois
actuellement, parfois moins suivant la disponibilité
de l' aumônier. À titre d' exemple, les chrétiens
et les musulmans bénéficient de trois à cinq
services ou activités liés à leur religion respective
chaque semaine !
Notre cercle de prière a été scindé en trois
groupes composés de trois à quatre femmes.
Nous ne sommes plus autorisées à nous réunir
toutes ensemble. Ils essaient de nous diviser, de
créer des conflits au sein de notre communauté,
en interdisant à certaines d' entre nous l' accès à
notre bibliothèque ou à certains objets de culte,
tels que les sacs médecine. Laissons Patricia conclure « La situation s' est détériorée en peu de temps.
Je suis enfermée depuis déjà onze ans et on
pourrait penser que ces longues années m' ont
donné la force nécessaire pour surmonter une
telle épreuve. C' est vrai que je suis quelqu' un de
têtu et ça m' aide à aller de l' avant mais personne
n' est assez fort pour supporter une telle pression
au quotidien. Patricia a besoin de toute l' aide que nous pouvons lui apporter. Vous pouvez lui envoyer lettres et cartes de soutien, ou tout autre témoignage d' amitié et de solidarité, à l' adresse suivante : Patricia Carman Patricia est également impliquée dans la défense des victimes d' erreurs judiciaires. Elle tente elle même d' obtenir une révision de son procès. Son cas sera bientôt examiné en commission de libération sur parole. Vous pouvez l' appuyer dans sa démarche en envoyant à cette commission un courrier de soutien à l' adresse suivante : Greg Abbott, Attorney General (Merci d'envoyer une copie de votre courrier à Patricia) |
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