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Prisonniers Amérindiens
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PRISONNIERS AMÉRINDIENS
À la prison de Traiguen, les lonkos (chefs traditionnels) Pascual Pichun et Aniceto Norin sont condamnés à cinq ans pour menace terroriste. Rafael Pichun, fils du lonko, condamné à cinq ans pour incendie, vient juste de commencer sa peine. Son frère, condamné également, est en fuite.
À la prison d'Angol, Patricia Troncoso, les frères Patricio et Florencio Marileo, et Juan Carlos Huenulao, condamnés à dix ans pour incendie terroriste, revendiquent actuellement la possibilité d'aller dans une prison "ouverte" appelée CET (Centre éducation et technique), où on peut cultiver, travailler, etc. L eur cas est sûrement l'un des plus compliqué et préoccupant.
À la prison CET d'Angol, José Nain, condamné à une peine de cinq ans pour incendie, n'a plus beaucoup de temps à accomplir, normalement... Il s'est pourtant plaint récemment qu'on n'avait pas été correct avec lui, sur des bénéfices qu'il devait toucher.
À la prison Concepcion, Victor Ancalaf continue de purger une condamnation de cinq ans pour incendie. Il semble qu'il puisse bientôt bénéficier d'un régime spécial pour quitter la prison pendant les week-ends.
Au niveau des procès, l'État chilien a subi un grand revers après l'acquittement, pour la seconde fois, de plusieurs personnes accusées d'association illicite terroriste. Seul problème, une vingtaine d'entre elles, ayant préféré ne pas se présenter au procès, sont en fuite et ne bénéficient pas de l'acquittement. Elles ne peuvent pas aider leur famille et risquent la prison si on leur met la main dessus. De vastes opérations policières sont organisées dans les communautés pour les retrouver.
Malgré les récents acquittements, on peut penser que les procès vont continuer mais sans utiliser les lois antiterroristes. Concernant les victimes de la répression tel que le jeune Lemun, assassiné par un carabinier en 2002, l'impunité règne puisque finalement l'enquête a été suspendue.
Marianne Midrouillet
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