Guyane
"L’affaire" Cambior/Asarco : la colonisation à la
française
Pour
ceux qui refuseraient le qualificatif de "coloniale" appliqué à la
situation des Amérindiens en Guyane "française",
l’affaire Cambior vient apporter des éléments
susceptibles de faire taire tous les doutes... [ lire l'article en entier
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Village
Earth Pine Ridge Project Tournée
réussie pour Henry Red Cloud
Du
21 au 27 janvier 2006, Henry Red Cloud (Lakota de la réserve
de Pine Ridge), David Bartecchi et Ralf Kracke-Berndorff,
de l’association Village Earth, ont parcouru la France
pour relancer leur campagne de récolte de fonds afin
que le projet d’adoption de bisons puisse se poursuivre...
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Les Indiens et les énergies renouvelables
Alors
qu'on s'achemine vers l'épuisement des réserves
d'énergies fossiles, beaucoup de pays, d'États
et de communautés recherchent d'autres sources d'énergies
renouvelables, ce que les Indiens préconisent depuis
des décennies...
Les
Indiens réclament le retour des
restes de Geronimo
En
1918, des membres de la Skull and Bones Society de l'Université de
Yale, dont faisait partie le sénateur Prescott Bush,
grand-père du Président George W. Bush, ont
profané la tombe de Geronimo, guerrier apache chiricahua.
Ils ont emporté son crâne et un harnachement
de cheval, d'une valeur inestimable, qui avait été enterré avec
lui.
Les Indiens demandent au Congrès américain d'intervenir
auprès de cette société, pour qu'elle
leur restitue les restes. Les Apache de toute la nation américaine,
ainsi que les peuples indigènes du monde entier, ont
signé une pétition qui presse le Congrès
d'agir vite. Les leaders apache exigent que Geronimo soit enterré,
selon sa volonté, dans les terres tribales des montagnes
de San Carlos, en Arizona.
Droits
des Peuples autochtones / ONU
Blocage de la France et de l’Union européenne
L’avenir
des peuples autochtones du monde est en grande partie lié à un
projet, la ratification de la Déclaration sur les
droits des peuples autochtones. Tant l’État
français que des représentants des peuples
autochtones de Guyane participent à la mise en place
de cet outil international. Il constitue pour les quelques
300 millions d’autochtones à travers le monde
(environ 5 000 peuples) la promesse d’un avenir où les États
membres des Nations Unies réagiraient enfin aux
violations des droits de l’homme (dépossession,
colonisation, racisme, discrimination, exclusion, marginalisation,
ethnocide culturel et génocide) qui affectent les
peuples autochtones à travers le monde.. [ lire l'article en entier
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Western Shoshone
Faisant droit à une plainte déposée par les Western Shoshone,
la Commission des Nations Unies pour les Droits de l’Homme siégeant à Genève
a, le 10 mars dernier, accusé les États-Unis de s’être
mis en contravention avec la loi internationale qui interdit la discrimination
raciale.
Les experts de la Commission disent avoir « réuni des informations
prouvant que les Western Shoshone se sont vu dénier leurs droits traditionnels à la
terre ». En 1979, la Cour Suprême avait décidé que
les terres western shoshone, pourtant reconnues à la tribu par le traité de
Ruby Valley de 1863, était devenues "terres publiques". Les
Western Shoshone s’étaient vu alors imposer ce que la Commission
appelle des "mesures d’intimidation" : interdiction de chasse
et de pêche, restrictions de circulation, paiement de droits de pâturage
imposé aux éleveurs, capture de chevaux et de bovins, etc. La Commission
dénonce le projet d’enfouissement de déchets hautement radioactifs
sur les terres shoshone, à Yucca Mountain, et s’inquiète
de l'éventuelle implantation d’un centre d’essais nucléaires
souterrain. Le gouvernement américain a jusque là refusé de
s’expliquer sur tous ces sujets, déclarant que le cas des Western
Shoshone est "ancien" et que la Commission des Nations Unies n’a
pas compétence pour s’en saisir..
Dossier Bolivie
Evo Morales : nouvelles promesses de la démocratie
Élu le 18 décembre
dernier avec une majorité sans précédent depuis le rétablissement
de la démocratie représentative en Bolivie en 1985, Evo Morales
fait l’objet depuis lors de nombreux articles et reportages témoignant
tantôt de la surprise, tantôt d'un grand enthousiasme rempli d’émotion.
On le décrit comme un des apôtres du renouveau de la gauche latino-américaine
s’opposant au néolibéralisme yankee, comme un symbole d’une étape
marquante de la lutte postcoloniale des autochtones pour le contrôle de
leur destinée, ou plus simplement comme une manifestation de l’épuisement
des vieux systèmes élitistes latino-américains corrompus
et fermés...
Guarani / Brésil
Hommage à Sepe Tiaraju
Février
2006 a marqué le 250ème anniversaire de la
mort du chef guarani Sepe Tiaraju, qui s'est opposé aux
troupes espagnoles et portugaises venues expulser les Jésuites
des missions qu’ils avaient créées
en pays guarani. Mille cinq cent Indiens ont été massacrés
par les soldats espagnols lors de ces affrontements. Avec
d’autres nations indigènes de la région,
les Guarani ont voulu honorer leurs ancêtres et affirmer
leurs revendications territoriales...
Prospection pétrolière en Alaska
Le
Ministère de l'Intérieur a décidé d'ouvrir à l'exploration
pétrolière 155 600 hectares de lacs, toundra
et zones côtières de l'Alaska (hors Refuge
National pour la Vie Sauvage). Il met ainsi fin à un
compromis vieux de huit ans, destiné à protéger
les lieux de vie de centaines de milliers d'oiseaux migrateurs
et le terrain de chasse des Inupiat (Inuit), qui vivent
sur les rives de la Mer de Beaufort. Les forages déjà existants
autour de Prudohe Bay, sur la côte nord de l'Alaska,
ont provoqué une grave pollution mi-février,
lorsqu'une importante fuite s'est produite sur un oléoduc.
Au 15 mars, un million de litres de pétrole s'était échappé,
provoquant les dégâts que l'on connaît.
On apprend d'autre part la démission prochaine de Gail
Norton, ministre US de l’Intérieur. Elle y a été poussée à cause
de ses liens avec Jack Abramoff, le lobbyiste compromis cet
hiver dans une affaire d’argent des casinos indiens,
redistribué à des gens auxquels il n’était
pas destiné. Très liée aux intérêts
pétroliers et en particulier au vice-président
Dick Cheney, Mrs Norton était l’un des plus chauds
partisans de l’ouverture aux forages pétroliers
du Refuge d’Alaska pour la Vie sauvage. George W. Bush
la félicitait récemment pour son soutien sans
faille à « l’usage avisé et à la
protection des ressources naturelles de la nation ».
Après la décision du Congrès de refuser
l’ouverture du Refuge à l’exploitation pétrolière,
la démission de Gail Norton est une bonne nouvelle pour
les autochtones d’Alaska et les défenseurs de
la faune sauvage..
Big
Mountain Big Mountain
Plus
de trente ans après l’adoption de la Public
Law 93-531, qui a enclenché le processus de relogement
forcé des Hopi et des Navajo de Big Mountain, le
Congrès doit de nouveau statuer sur l’avenir
de ces familles traditionalistes. Le nouveau projet de
loi, la Senate Bill S.1003, forcerait les derniers résistants à quitter
définitivement leur territoire ancestral de Black
Mesa. Il mettrait fin, également, à toute
responsabilité du gouvernement fédéral
envers ces populations (comme, par exemple, pour les dédommagements
financiers toujours impayés). La S.1003, initiée
par le sénateur John McCain (Arizona), apparaît
précisément au moment où Peabody Coal,
la société d’exploitation de charbon
la plus importante au monde, prévoit d’augmenter
le nombre de ses mines à ciel ouvert sur les terres
tribales, où règne déjà une
activité minière intense et sauvage qui assèche
les nappes phréatiques. La S.1003 pourrait être
adoptée par le Sénat et la Chambre des représentants
dans les prochaines semaines. Une campagne est en cours
aux États-Unis afin que les Américains fassent
pression sur leur sénateur.
Au
Mexique, alors que la campagne en vue des élections
présidentielles du 2 juillet prochain bat son plein,
l'EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale)
entame une nouvelle étape de dialogue et de construction
d'alternatives avec la société civile. Cette
proposition, qui est partie de la "Sixième
Déclaration de la forêt Lacandone" (juin
2005) a été baptisée "l'Autre
Campagne"... [ lire l'article en entier ]
Brésil Condamnation par la Cour Interaméricaine
des Droits de l'Homme"
Le
13 décembre 2005, le président Lula a signé un
décret dans lequel l'État brésilien
accepte la recommandation de la Commission Interaméricaine
des Droits de l'Homme, qui déclare la responsabilité de
l'État dans la mort, le 23 octobre 1988, de l'Indien
makuxi Ovelario Tames. Arrêté sans motif à Normandia
(État de Roraima) et conduit au commissariat de
police, il y avait été maltraité et
retrouvé mort le lendemain matin. Une enquête
de la police civile et fédérale avait reconnu
les six policiers de service comme responsables du crime.
Devant l'immobilisme de la justice, les ONG, dont le Conseil
indigène de Roraima, ont dénoncé le cas
devant la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme,
qui a tenté de trouver une solution amiable auprès
des autorités brésiliennes, sans succès.
Elle a donc accusé le Brésil « d’avoir
violé les droits de l’homme d’Ovelario Tames, à savoir
ses droits à la vie, à la liberté, à la
sécurité, à l’intégrité physique, à la
justice et à la protection contre la détention
arbitraire ». La commission recommande le paiement d’une
indemnité ainsi que la divulgation, par le gouvernement
brésilien, de cette décision auprès des
associations nationales et internationales des droits de l’homme.
Si, concernant cette dernière clause, le Brésil
essaie au contraire d’étouffer l’affaire,
le gouvernement va par contre payer une indemnité d’environ
30 000 euros au père d’Ovelario, qui a déclaré que
cette somme sera destinée à développer
le troupeau de bétail de la communauté canaa
de la réserve Raposa-Serra do Sol, où la famille
habite.
C’est une grande victoire pour les associations indigènes
et les défenseurs des droits de l’homme du Brésil,
où l’impunité est totale et généralisée.
Janine Vidal
Prisonniers
Amérindiens
Face aux gangs
Aux États-Unis,
la population carcérale constitue un terreau fertile
dans lequel les gangs sèment les graines de leur
idéologie violente et extrémiste. Au Texas,
leur propagation est un phénomène exponentiel
qui agit comme une tumeur maligne que les autorités
de l’État n’ont pas su diagnostiquer à temps.
Le mal s’est répandu et la situation est devenue
préoccupante. Sid Byrd, prisonnier activiste métis
blanc/lakota/cherokee, a longtemps dénoncé le
laxisme du TDCJ (Texas Department of Criminal Justice)
face à l’influence galopante et néfaste
de ces bandes organisées. Aujourd’hui il en
paie le prix... [ lire l'article en entier ]
Nation
Cherokee
La Cour
Suprême de la nation cherokee vient de reconnaître
comme membres tribaux les descendants d’esclaves noirs
qui avaient rejoint les Cherokee sur leurs terres traditionnelles
de Georgie, avant leur déportation en Oklahoma à la
fin des années 1830. Une décision de 1992 leur
avait dénié la citoyenneté cherokee, la
réservant à ceux qui possédaient suffisamment
de "sang cherokee", une décision paraissant
discriminatoire et même raciste quand on sait que les
Cherokee d’Oklahoma sont extrêmement métissés.
La plupart de ces esclaves fugitifs se sont en effet mariés
au sein de leur peuple adoptif, auprès duquel ils ont
retrouvé liberté et dignité. Suivant la
décision de la Cour Suprême, l’administration
cherokee s’est engagée à fournir à ses
nouveaux citoyens les avantages liés à la qualité de
membres de la tribu.